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Danny
Glover s'est bâti une réputation de héros dans des
films comme ceux de la série des « Arme Fatale. » Il
la met au service de la bataille contre le SIDA, bien réelle
cette fois. Pour sa quatrième année en tant qu'Ambassadeur
de bonne volonté auprès du Programme des Nations Unies
pour le développement (PNUD)
Glover voyage partout dans le monde, visitant des projets, et oeuvrant
pour la lutte contre le SIDA. Son voyage le plus récent l'a mené
à Trinidad et Tobago, dans les Caraïbes, où il a
visité la pouponière de Cyril Ross pour les enfants atteints
du SIDA.
« Rencontrer les gosses chez Cyril Ross était douloureux
et revigorant en même temps, » relate Glover. « J'étais
attristé du fait que, dans leur courte vie, ces enfants aient
dû s'accomoder du SIDA et du virus VIH, jusqu'à en impregner
leurs vies. En même temps, Cyril Ross représente le type
de soin physique et psychologique que nous devrions apporter aux gosses
porteurs de la maladie. »
La difficile situation des enfants atteints du SIDA ou porteurs du VIH
a été au coeur des efforts de Glover. Les enfants sont
doublement affectés par le virus. Il vole leurs vies et celles
de leurs parents. Plus de 13 millions d'enfants dans le monde entier
ont perdu leurs parents à cause du SIDA - des enfants qui grandiront
sans repères affectifs, sans compter l'éducation, la santé
et l'aide financière qui sont le fondement d'une société
stable.
Glover vient parler du SIDA et du VIH de par le monde, mais les racines
de son militantisme sont dans sa propre famille. Son frère a
le SIDA. Il a également perdu des amis à cause de la maladie,
y compris son « copain » Nkosi
Johnson, le petit militant anti-SIDA sud-africain de 12 ans qu'il
a rencontré et avec qui il s'était lié d'amitié
l'année dernière, à la conférence de Durban
sur le SIDA. Nkosi a demandé à Glover de lutter contre
la stigmatisation dont font l'objet les porteurs du virus, particulièrement
les adolescents et les enfants.
En guise d'accomplissement de la promesse faite à Nkosi, Glover
a rencontré Shawn, un adolescent
de Trinidad et Tobago vivant avec le SIDA et qui hésitait à
faire connaitre son état de santé à ses camarades
de classe de peur qu'ils ne le rejettent.
Avec l'appui de Glover et de sa seconde famille, la fondation de Cyril
Ross, Shawn a finalement pu surmonter ses craintes et faire savoir à
ses amis qu'il était porteur du VIH.
« L'enjeu n'était pas simplement de permettre à Shawn
de s'exprimer au sujet de sa bataille contre le SIDA, » explique
Glover. « Il s'agissait également pour ses camarades de classe
- dont beaucoup sont enfermés dans la crainte, l'incertitude
et la désinformation -- de s'ouvrir en accordant de la place
à la vie de Shawn. »
Connaître des enfants comme Nkosi et Shawn redonne l'espoir à
Danny Glover. « Nous pouvons faire beaucoup pour aider les porteurs
du SIDA / VIH, » estime-t-il. « Nous pouvons soutenir la recherche
pour trouver de nouveaux traitements contre le VIH, nous pouvons encourager
le développement d'un vaccin et nous pouvons créer des
communautés de soins au fait de la maladie, capables de la prendre
à bras le corps. »
D'AUTRES CHRONIQUES sur les enfants et le VIH/SIDA dans les Caraïbes : Shawn, Sade et Natalie, docteur Nosa et Judy.
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